La chasse n’est pas une activité durable et met en danger la population de phoques du Groenland

Réalité : Depuis des décennies, les groupes écologistes affirment que la chasse au phoque n’est pas une activité durable. En fait, la population de phoque du Groenland est en santé et abondante. Dans la liste de l’UICN[1] le phoque du Groenland et le phoque gris sont classées comme « préoccupation mineure » (Species of least concern). Selon un relevé effectué en 2014, le troupeau de phoques du Groenland de l’Atlantique Nord-Ouest, qui compte maintenant environ 7,4 millions d’individus, a pratiquement quadruplé depuis les années 1970.[2] La population totale de phoques gris dans l’est du Canada a augmenté d’environ 13 000 animaux en 1960 à 505,000 animaux en 2014.[3]

Le Ministère des Pêches et Océans (MPO) fixe les quotas de manière à assurer la santé et l’abondance des troupeaux de phoques. Les phoques du Groenland et les phoques gris sont très loin d’être « en voie de disparition ».

Les chasseurs touchent si peu de revenus de la chasse au phoque qu’il ne s’agit pas d’une industrie viable.

Réalité: Les phoques représentent une source de revenu importante pour certains chasseurs et pour des milliers de familles de l’Est du Canada, à une période de l’année où les autres possibilités de pêche sont pour le moins limitées dans les collectivités côtières éloignées. Au-delà de la fourrure, les phoques sont également utilisés pour plusieurs sous-produits incluant l’huile riche en oméga-3, la viande, l’artisanat, la nourriture animale, le domaine de la santé, etc. La chasse au phoque crée également des perspectives d’emploi dans le secteur de l’achat et dans les usines de transformation.

« Quand il y a une bonne récolte de loup marin, cela peut représenter jusqu’à 30% de mon salaire. Juste aux Îles-de-la-Madeleine, il y a 900 permis de chasse. 900 licences destinées à 900 familles… » – Denis Longuépée, Chasseur de phoque, Îles-de-la-Madeleine, Québec.

La chasse au phoque ne fait l’objet que d’une surveillance approximative et le MPO ne pénalise pas les activités ou pratiques illégales

Réalité : La chasse aux phoques fait l’objet d’une surveillance étroite et d’une réglementation rigoureuse. Les agents des pêches surveillent la chasse au moyen de patrouilles aériennes, de patrouilles de surface (à bord de bateaux), de vérification à quai des bateaux aux lieux de débarquement, ainsi que d’inspections aux points d’achat et dans les usines de transformation. L’utilisation de différents outils et méthodes de surveillance est nécessaire pour assurer un programme de contrôle bien équilibré. La Garde côtière canadienne fournit un soutien de navires et d’hélicoptères, et le suivi et l’exécution sont complétées au besoin par la GRC et la Sûreté du Québec.

Les infractions sont prises au sérieux et les chasseurs de phoques qui ne se conforment pas au Règlement sur les mammifères marins sont pénalisés. Les conséquences de ces actes illégaux peuvent être des amendes imposées par le tribunal et la saisie des prises, des engins de pêches, des bateaux et des permis.

Le gouvernement du Canada permet aux chasseurs d’abattre des blanchons.

Réalité : La chasse des petits du phoque du Groenland (blanchons) et des petits du phoque à capuchon (dos bleus) est interdite – et ce, depuis 1987. Les phoques chassés sont des animaux autonomes et indépendants.

Il n'y a aucune relation entre la population de phoques et l'abondance des stocks de morue.

Réalité : Il existe présentement un débat concernant les impacts négatifs possibles de la prédation des phoques gris sur les populations de poisson, en particulier la morue de l’Atlantique. Des recherches scientifiques suggèrent que la prédation par les phoques gris pourrait expliquer une grande partie de la forte mortalité naturelle de la morue dans le sud du golfe du Saint-Laurent. Au rythme actuel de la mortalité naturelle de la morue, la croissance des stocks est peu probable sauf si la productivité augmente bien au-dessus des niveaux observés depuis la dernière décennie.

En 2014, le volume de la pêche commerciale au Canada atlantique était de 686,629 tonnes métriques.[4] La même année, la valeur de la pêche commerciale au Canada atlantique était de 2.38G$.[5] En 2012, une étude gouvernementale a démontré qu’un phoque gris adulte consomme entre 1.5 et 2 tonnes de poissons par an.[6] En supposant qu’une tonne de poisson vaut en moyenne 3,500$, il a été estimé que la population de phoque gris consomme plus de 2G$ annuellement en valeur de poissons et fruits de mer du Canada atlantique.

En Octobre 2012, le Comité sénatorial permanent des pêches et océans a recommandé l’abattage de 70,000 phoques gris sur une période de quatre ans.[7] Depuis cette recommandation, seule une poignée de phoques gris a été chassée, mais 150,000 se sont ajoutés.

Les phoques sont écorchés vifs.

Réalité : Selon un rapport indépendant publié en 2002 dans la Revue vétérinaire canadienne et les nombreux rapports mentionnés par la Commission Malouf (1987), ces allégations sont fausses. Parfois, un phoque semble bouger après avoir été abattu. Même quand ils sont morts, les phoques ont des convulsions attribuables au « réflexe de la nage ». Ce réflexe donne la fausse impression que l’animal est toujours en vie alors qu’il est manifestement mort. Il est semblable au réflexe des poulets.

En 2009, plusieurs modifications au Règlement sur les mammifères marins (RMM) sont entrées en vigueur pour que la chasse au phoque canadienne soit encore moins cruelle. Ces changements comprennent le processus en trois étapes (frappe, vérification et saignée) et exige que le chasseur saigne l’animal durant au moins une minute avant d’enlever la peau du phoque. La saignée garantit la mort du phoque. Les modifications au RMM ont été apportées en fonction des recommandations du Groupe de travail de vétérinaires indépendants (dont les membres proviennent du Canada, de la France, des États-Unis, des Pays-Bas et du Royaume-Uni) et des consultations auprès des gouvernements provinciaux et territoriaux, de l’industrie de la chasse au phoque, et d’autres intervenants.

Le gourdin – ou le hakapik – est un instrument barbare qui n’a pas sa place dans le monde d’aujourd’hui.

Réalité : La Commission royale sur les phoques et l’industrie de la chasse au phoque s’est penchée sur les méthodes de chasse et a conclu que la chasse au gourdin, lorsqu’elle est pratiquée correctement, n’est pas plus cruelle, et est même souvent moins cruelle, que les méthodes d’abattage utilisées dans les abattoirs commerciaux, lesquelles sont acceptées par la majorité de la population.

Le Règlement sur les mammifères marins (RMM) stipule que seuls la carabine de gros calibre, le fusil de chasse avec des balles rayées, le gourdin ou le hakapik peuvent servir à la chasse au phoque. Le hakapik est un outil conçu pour tuer l’animal rapidement et sans cruauté. Les changements de 2009 au RMM interdisent l’usage du hakapik pour porter un coup initial aux phoques âgés de plus d’un an.

Les pratiques de récolte canadiennes sont inhumaines comparées à d'autres pays.

Réalité: Les pratiques de récolte canadiennes sont parmi les meilleures au monde. Elles sont guidées par des principes de protection des animaux rigoureuses qui sont internationalement reconnues par des observateurs pratiquement tous indépendants. Le Gouvernement du Canada surveille la chasse au phoque de près et s’est engagé à appliquer des règlements dans toute la mesure de la loi.

Selon les observateurs de Pêches et Océans, 98,5% des phoques abattus en 2009 ont été récoltés conformément au Règlement sur les mammifères marins, reflétant un niveau élevé de professionnalisme et d’engagement de la part des chasseurs canadiens.